[113] Université, droit et avenir
Suite à la lecture d’un billet sur le blog de mon ami MaximeAD (Tiens, Maxime, voilà le lien que tu m’avais demandé pour ton référencement Google!), qui traitait de son futur métier, j’ai eu envie d’en écrire un, moi aussi, à ce sujet. (Au sujet de MON futur métier et non pas du sien!)
Alors voilà :
Étant très jeune, je rêvais de devenir astronaute, d’aller sur la Lune, sur d’autres planètes, d’être en apesanteur, de manger des chips dans une navette spatiale comme Homer Simpson le faisait sur un l’air de On A Beautiful Blue Danube [1]. Puis, plus tard, après m’être rendu compte que j’avais de la facilité dans les langues, je me suis dit que je pourrais devenir traducteur ou encore interprète, ce que j’ai vite mis de côté lorsque l’idée d’une langue unique m’est apparue intéressante. Puis, vers la fin de mon secondaire 3, je me suis mis à songer au métier d’avocat et, depuis ce temps, je n’en ai toujours pas démordu. En fait, maintenant, il s’agit d’une certitude pour moi : je m’en vais en droit. Bien sûr, je sais qu’il est important d’avoir un plan B, alors j’achète tout simplement ma tranquillité d’esprit en me faisant accroire que les mathématiques ou les sciences seraient un bon plan secondaire.
La raison pour laquelle je crois que le métier d’avocat m’irait bien est que le fait de me battre pour mes droits m’a toujours tenu à coeur. En fait, lorsque je vois quelqu’un dans une situation où ses droits sont brimés et que cette personne n’agit pas, ne cherche pas à faire valoir ses droits, je ressens quelque chose de bizarre en moi et il me prend envie de l’entraîner dans la défense de ses droits. Mais bon… je sais que ça n’est pas de mes affaires réellement et qu’il appartient à l’individu de faire valoir ses droits, alors je me retiens et me contente simplement de tenter de l’inciter à se défendre.
De plus, je crois avoir remarqué que j’ai un besoin de justice et d’équité plus grand que la moyenne. En effet, les droits que les lois m’accordent représentent quelque chose de très précieux pour moi, quelque chose qui doit être absolument défendu. Cette caractéristique m’a causé quelques situations de tension au secondaire, mais cela ne me fait pas regretter d’être ainsi.
La session passée (session d’hiver 2008), je suis allé rencontrer une API (Aide pédagogique individuelle) pour m’aider à faire mon choix d’université. On m’a alors présenté les universités de Sherbrooke, de McGill et de Montréal. Un vendeur de manteaux m’avait déjà vanté le programme COOP de l’Université Sherbrooke où ils marient BAC en droit et stages en droit rémunérés en 9 sessions, alors j’avais d’emblée une certaine attirance pour cette université. L’API, elle, m’a plutôt vendu l’université McGill. Elle m’a dit qu’il s’agissait d’une université où il était très difficile de rentrer en droit et qu’elle n’avait qu’un seul étudiant y entrer directement après le Cégep dans toute sa carrière. (J’ai donc sauté aux conclusions : s’il est dur d’y entrer, c’est qu’il s’agit d’un très bon programme de droit.) Là -bas, il est coutume que les gens fassent un BAC dans un domaine connexe, puis, qu’ils se dirigent en droit par la suite. McGill est une université anglophone et on m’a dit qu’il était fréquent chez les anglais de faire un tel cheminement universitaire… Personnellement, faire un premier BAC avant de rentrer en droit ne m’intéressait pas, alors je comptais sur ma Cote R pour me faire rentrer directement en droit après mon DEC de Science Nature.
Le temps a passé et mon ordre de choix s’établissait ainsi :
Puis, peu avant les portes ouvertes des universités, j’ai eu un souper de famille au restaurant La Belle Excuse, à Joliette, et il s’est avéré que notre serveuse était justement en train de faire un BAC en droit, mais dans le programme COOP à Sherbrooke. Mon père a donc un peu discuté avec elle et lui a dit que je prévoyais me diriger en droit à l’université, alors elle est venue m’en parler. J’avais entendu dire que pour entrer à McGill en droit, il fallait une lettre de recommandation, une lettre de motivation, être un adepte du bénévolat, avoir une EXCELLENTE cote R, faire une entrevue en anglais, passer un test d’anglais et que, malgré tout cela, on passait généralement après ceux qui ont déjà fait un BAC dans un domaine connexe. C’est bien ce que cette demoiselle m’a confirmé. De plus, elle m’a mentionné que le taux de réussite au Barreau était très bon à Sherbrooke, alors qu’à McGill, les gens y étaient moins bien préparés. Elle m’a aussi vendu le programme COOP, une fois de plus, en m’expliquant que ce programme nous permettait de nous faire des contacts au cours de nos stages, qu’il nous permettait de devenir à l’aise avec le fait de préparer des CV et de faire des entrevues professionnelles, puisque, pour obtenir son stage, il faut choisir un employeur et aussi être choisi par celui-ci, alors on se retrouve à faire une série d’entrevues une à la suite de l’autre. De plus, comme ce programme contient 3 stages, on se retrouve donc 3 fois en périodes intensives d’entrevues.
Suite à ce souper, j’ai remis en question l’ordre de mes 3 choix d’universités… Je me suis aussi souvenu de ce qu’une fille à Regina, qui venait tout juste de finir un BAC en droit à l’UDM, m’a dit au sujet du programme de droit de McGill. Elle disait qu’il s’agissait d’un programme beaucoup plus “philosophique” qu’un programme appliqué. J’ai aussi repensé au fait que le frère de mon ami, ayant fini son BAC en droit, regrettait d’être allé à l’UDM et non pas à Sherbrooke. Évaluant les opinions de tous ces gens, j’ai donc fait balancer l’Université de Sherbrooke en tête de liste. (D’autant plus qu’une de mes enseignantes m’a récemment dit que Sherbrooke était une ville excellente pour sa vie universitaire.)
À ce point, mes choix étaient :
Je suis donc allé aux portes ouvertes de l’Université de Sherbrooke et j’ai bien apprécié. J’ai assisté à des conférences, l’une sur le programme COOP, une autre sur les métiers d’avocat et de juge. J’ai aussi assisté à un tour guidé de la faculté de droit et je dois avouer qu’ils m’ont véritablement “vendu le produit”, comme je me plais bien à dire. Suite à cette visite, j’ai perdu l’envie d’aller visiter l’Université McGill, d’autant plus qu’il semble très fastidieux d’entrer dans le programme de droit de cette université… En fait, je crois que cette visite a mis fin à mon questionnement et m’a fait choisir définitivement une université. Je ne me suis toutefois pas vraiment informé au sujet de l’UDM, mais je ne sais pas si j’apprécierais vraiment d’y faire mes études. Je ne suis pas un individu de grande ville et je crois que je vais préférer le rythme d’une ville telle que Sherbrooke.
Alors voilà ! Sherbrooke, Sherbrooke, Sherbrooke! J’affiche même fièrement mes couleurs au moyen d’un “ruban-porte-clé” de l’U de S - j’utilise même le petit nom cool de l’université, vous voyez! Je dois avouer que le principal facteur de mon choix est le programme COOP, alors je suis présentement en situation de très grand stress… Et si je me plantais dans mes deux dernières sessions de Cégep et que je n’arrivais pas à rentrer dans ce fameux programme COOP… Ouf… Je trouverais ça terrible. Il ne faut pas que ça arrive! Toutefois, je crois que dans une telle éventualité, je me contenterais simplement de faire un BAC en droit régulier à Sherbrooke…
Un peu plus au sujet du programme COOP…
Voici le déroulement d’un BAC en droit, dans le régime coopératif :
| 1re année | 2e année | 3e année | ||||||
| AUT | HIV | ÉTÉ | AUT | HIV | ÉTÉ | AUT | HIV | ÉTÉ |
| S-1 | S-2 | S-3 | T-1 | S-4 | T-2 | S-5 | T-3 | S-6 |
Les cases S désignent les session d’étude et les cases T, les sessions de travail/stage.
Comme vous pouvez le remarquer, ce programme se fait en 3 ans de 3 sessions. Donc, oui, je vais avoir de l’école l’été. Cependant, je crois que je vais tout de même apprécier étant donné que les autres étudiants(es) en droit COOP seront dans le même bateau que moi et donc, nous aurons des horaires très semblables. De plus, le régime coopératif choisit les étudiants en fonction de leur Cote R, alors si je parviens à entrer dans ce programme, je m’assure d’être avec des gens qui performent bien et qui facilitent la réalisation de travaux d’équipe, si travaux d’équipe il y a…
Pour le moment, je crois être en mesure d’entrer dans le programme de droit COOP, mais je dois maintenir ma cote R tout au long de mes deux dernières sessions de Cégep. J’espère bien y parvenir, car je serais terriblement déçu de ne pas pouvoir faire l’option COOP et d’uniquement pouvoir entrer en droit régulier…
Double-BAC droit civil et common law
Un double-BAC incluant le common law! Voilà qui m’intéresse! L’Université de Sherbrooke, comme quelques autres universités, offre cette possibilité. Ce programme ajoute une année de 2 sessions à mon cheminenemt universitaire et à Sherbrooke, il existe deux possibilités :
- Faire les deux sessions de common law en sessions d’été, de façon à ce que le double-BAC finisse en même temps que le BAC régulier en droit.
- Faire son BAC en droit, puis, aller faire un an (2 sessions) Ã la Queen’s University, en Ontario.
Dans mon cas, seule la 2e option est possible, car, avec l’option COOP, mes étés seraient déjà occupés. Je ne suis pas encore certain de choisir cette option, cependant… Ce qui m’intéresse de cette formation en Common Law est la polyvalence qu’elle pourrait m’apporter puisqu’elle me familiariserait avec le code civil anglais. Ultimement, j’aimerais pouvoir pratiquer dans plusieurs provinces du Canada, mais je ne suis pas encore assez certain… En fait, je me dis qu’après mon BAC en droit COOP, je vais peut-être être impatient de commencer à pratiquer et que j’aurai perdu un peu l’intérêt de poursuivre cette formation en Common Law. À suivre…
D’autres trucs super au sujet de Sherbrooke
La ville de Sherbrooke a pour politique de fournir l’accès aux transports en commun gratuitement aux universitaires! Étant d’un naturel plutôt économe, je ne me sentirai donc pas mal à chaque fois que j’utiliserai le transport en commun et je n’aurai pas à débourser pour une passe d’autobus.
L’Université possède les logements hors-campus. En fait, il s’agit de deux bâtisses situés au centre-ville et d’une troisième située à 15 minutes de marche de l’université (uniquement réservée aux étudiants de 3e année). Les deux premières bâtisses me semblent très intéressantes, puisqu’elles sont uniquement réservées à des étudiants universitaires et aussi, parce qu’elles se situent au centre-ville. Résultat : lorsqu’on y habite, on est à proximité de tout et même des autres étudiants. Ces appartements sont d’ailleurs déjà meublés, donc cela simplifie la vie aux universitaires.
Il y a des arbres! Lors de ma visite, j’ai pu remarquer qu’il s’agissait d’une ville très verte où les arbres ne sont pas d’une grande rareté, contrairement à Montréal.
Voilà , je crois que c’est tout ce que j’avais à dire à ce sujet!
P.S. : il s’agit d’un long texte, alors quelques erreurs peuvent s’y être glissées… N’hésitez pas à m’en aviser.




journée plus courte que l’unité présentement utilisée (seconde). Donc elle serait de 0,14 seconde plus courte, ce qui n’est pas une assez grande différence pour troubler de façon significative l’action de compter les secondes/rotules. Au cours des générations, les gens s’habitueraient à cette légère modification de la durée de l’unité de base et il n’y aurait plus aucun problème. Tout serait en système décimal, soit le système le plus adéquat pour notre réalité.
: On doit dire “a l’air fou”.