Un naufrage pour The Pirate Bay?

avril 19th, 2009

Dans mon dernier billet, je parlais du tracker BitTorrent du nom de The Pirate Bay et à mon grand étonnement, j’ai appris aux nouvelles qu’en date du 17 avril 2009, les 4 responsables du site web avaient été condamnés à un an d’emprisonnement ainsi qu’à payer un montant de 30 millions de couronnes suédoises (soit l’équivalent actuel de 3.5 millions de dollars américains ou de 2.7 millions d’euros) en dommages et intérêts.

Grossièrement, l’enjeu du procès était de déterminer si, oui ou non, les responsables d’un tracker BitTorrent pouvaient être tenus responsables du piratage facilité par leurs services. Rappelons le : un tracker BitTorrent n’héberge pas les fichiers (vidéo, audio, programmes) en soi, mais offre plutôt un moteur de recherche et le téléchargement d’un fichier .torrent qui permet de retracer le contenu désiré sur les ordinateurs de millions d’utilisateurs.
La défense a donc cherché à présenter The Pirate Bay comme un équivalent de Google, soit un moteur de reherche, mais qui permet de rechercher des fichiers .torrent, qui ne sont rien d’autre qu’un moyen de partager des fichiers (légalement ou illégalement). D’après la loi suédoise, il est légal d’offrir un service qui peut être utilisé à la fois de façon légale et illégale. Per E. Samuelson, l’avocat de la défense, a comparé la situation à celle de la conception d’automobiles pouvant être conduites à des vitesses supérieures aux limites légales.
Pour sa part, le procureur a davantage cherché à présenter The Pirate Bay comme un site web à but (extrêmement) lucratif qui génère ses revenus en aidant autrui à violer les lois du droit d’auteur. (Si vous voulez en savoir plus sur le déroulement du procès, je vous invite à lire la page Wikipédia qui en traite et qui détaille très bien le sujet.)

Peter Sunde, l’auteur des réponses par email que je vous ai présentées dans mon dernier billet, déclare qu’il ne comprend pas du tout le verdict qui a été rendu. Il considère ce jugement comme un premier round et semble toujours aussi confiant pour la suite (et profite même de l’occasion pour faire un petit clin d’oeil à Hollywood) :

This has been ‘Season One’ of The Pirate Bay series, and today’s judgment is just the cliffhanger,” he said. “But thanks Hollywood, you taught us that the good guys win in the end.

Avant le procès, les responsables de The Pirate Bay avaient mentionné qu’ils iraient en appel dans l’éventualité où le verdict ne leur serait pas favorable. Cela a d’ailleurs été confirmé : les 4 individus comptent bel et bien aller en cour d’appel. De plus, comme la loi suédoise stipule qu’un jugement ne peut être appliqué tant et aussi longtemps que le processus d’appel de la cause n’est pas terminé, le site demeure actif. Peter déclarait même aux utilisateurs du site qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter puisque ses collègues et lui en avaient pour 4 ou 5 ans en cour d’appel et qu’ils pouvaient donc continuer à utiliser le site web en toute quiétude.

Évidemment, comme thepiratebay.org apparaît en tant qu’un des sites les plus visités au monde (107e, selon http://www.alexa.com/), beaucoup d’utilisateurs sont en désaccord avec le verdict rendu. Certains déclarent ouvertement qu’on s’en prend aux mauvaises personnes en accusant les responsables du site et que ce sont les utilisateurs qui devraient subir le blâme. Des supporters du site, considérant l’injustice du jugement, vont même jusqu’à publier leur propre portrait sur le web, afin de soutenir The Pirate Bay et manifester contre le verdict rendu : http://filesharer.org/

Prenant la défense de Pirate Bay, ils écrivent sur ce site :

But it is not the people behind the Pirate Bay who have shared files. It is us, the millions who use their site. They’ve got the wrong people. We won’t go away even if the prosecution should win this case, nor will the technology disappear that lets us share the music and films we love.
Let the music and movie industry know who the file-sharers are.
Upload a picture of yourself and show them what a criminal looks like!

Étrangement, il m’apparaît que ces utilisateurs considèrent qu’on devrait les laisser pirater de la musique et des films, simplement car ils… “aiment ça”. Je trouve assez étrange qu’ils aient pris une telle initiative, afin de défendre The Pirate Bay. Leur petit rôle de défenseur risque de leur apparaître tout autrement lorsque la justice décidera finalement de s’en prendre aux pirates.

Personnellement, je crois que le verdict rendu n’est pas le bon, en effet. Un tracker BitTorrent n’est pas nécessairement synonyme de piratage. Il s’agit d’un système efficace permettant aux utilisateurs de partager des fichiers sur le net. Cependant, le problème est bien réel : il devient beaucoup trop facile de pirater à grande échelle des œuvres sous copyright à l’aide d’un tel système. Il est certain que notre société ne peut continuer à laisser aller la situation. Il y a un vol; il doit y avoir des coupables. Les véritables coupables, à mon avis, sont ceux qui partagent leurs fichiers sous copyright sur le net et ceux qui les téléchargent. Seul hic : les coupables se comptent par millions. En effet, The Pirate Bay comprend présentement 3 585 466 utilisateurs enregistrés. (Il est à noter qu’il n’est pas obligatoire de créer un compte pour utiliser le tracker puisqu’il s’agit d’un tracker public.) Jusqu’à ce jour, The Pirate Bay a enregistré la visite de 22 654 896 adresses IP sur son site. (Une adresse IP pouvant parfois être associée à plus d’un utilisateur.) De plus, The Pirate Bay est loin d’être leur seul tracker BitTorrent. “Mais comment coincer les coupables s’ils sont si nombreux?” Voilà le problème… Il est évident qu’il faut un coupable. The Pirate Bay a récemment pris le blâme de tout ce piratage, mais compte aller en appel. Si la cour d’appel renverse le jugement, il est évident qu’il faudra chercher un autre coupable, car les compagnies perdent d’immenses sommes d’argent par le biais du piratage et cela ne peut continuer.

Comme je disais, si les responsables du site ne sont pas les grands coupables, le blâme devra être jeté sur les utilisateurs. Mais comment contrôler une masse de population si importante? La bonne vieille technique s’applique toujours : en “massacrer” un publiquement pour en effrayer 1000 autres. Cependant, cela pose encore problème… Je trouve difficile de considérer qu’il est juste de jeter des gens à la rue pour les punir d’avoir, pour usage personnel, consommé illégalement du contenu sous copyright. Tout comme moi, vous avez sûrement déjà remarqué la fameuse mise en garde aux débuts des films américains qui déclare qu’une amende de 250 000 $US pourrait être infligée aux fautifs. 250 000$US !? Woah! C’est beaucoup, non? Effectivement, peu sont ceux qui peuvent se le permettre et cela mène donc à la faillite, d’autant plus que, règle générale, les utilisateurs BitTorrent ont plusieurs piratages à leur actif. Le pirate moyen, lorsqu’il se pirate un petit film le vendredi soir, ne vit pas d’énorme dilemme moral et finit même par oublier que c’est du vol, après tout.

  1. Ça lui est facilement accessible (même pas besoin de se déplacer au club vidéo, ni de payer quoi que ce soit);
  2. Nombreux sont ceux qui piratent musique et films (il se sent protégé par la masse et se dit que si les autres profitent de cette faille, il serait perdant de ne pas en profiter aussi)

Il le fait donc, sans trop se poser de question et en pensant à son plaisir personnel avant tout. L’utilisateur est fautif, certes, mais souvent peu conscient des risques qu’il court et de la moralité de son acte. Je trouverais donc dommage que la Couronne se mette à jeter des gens à la rue sans crier gare.

À mon humble avis, la méthode que devraient utiliser les autorités est la suivante : une mise en garde médiatisée, ainsi que l’établissement d’une date limite. Par exemple : pendant 6 mois, on passe des messages, à la radio, à la télévision, dans les journaux et sur le net, qui annoncent une date limite pour le piratage (exemple : 09/09/09). On précise qu’au-delà de la date limite, plus aucun piratage ne sera toléré et que des poursuites acharnées seront intentées. Ainsi, on donne la chance au pirate insouciant de mettre fin à son activité par lui-même avant qu’on ait à sévir. Je crois sincèrement qu’une telle procédure permettrait de dissuader la grande majorité de la population. Les cas dissidents, eux, pourront alors être sévèrement punis, car l’avertissement aura été lancé un bon moment auparavant. Et ces poursuites et amendes bien réelles permettront probablement de dissuader les derniers pirates. Cette idée, certes, n’est pas sans faille, car, Internet étant un milieu plutôt anonyme, il pourrait s’avérer difficile d’identifier le véritable coupable. Certains pourraient certainement tenter de s’en sauver en mentionnant que leur ordinateur a été victime d’un hack ou qu’ils ont téléchargé du contenu sans savoir de quoi il s’agissait réellement.

D’autre part, certains croient que le problème ne doit pas être réglé de façon juridique (répression, dissuasion), mais plutôt de façon économique. Certains croient qu’un tel phénomène ne peut être empêché et qu’il serait plutôt envisageable de mettre en place un modèle économique réellement distributif, qui parviendrait à assurer les revenus des artistes et compagnies, malgré le téléchargement libre. Personnellement, je crois qu’un tel modèle tient de la fiction. Un petit lien : http://www.pcinpact.com/actu/news/48510-patrick-bloch-hadopi-pari-perdu.htm

Si vous avez des idées ou une opinion sur le sujet, vos commentaires sont les bienvenus.

Alexandreduf Informatique ,

The Pirate Bay

mars 5th, 2009

Salutations!

Après cette longue pause (et ce changement de thème WordPress), je reviens avec un billet sur le célèbre tracker BitTorrent The Pirate Bay.

Je viens tout juste de tomber sur une page qui m’a vraiment étonné.

En fait, comme vous le savez probablement, les trackers BitTorrent (aussi appelés sites de torrents par le commun des mortels) reçoivent pas mal de plaintes d’un peu tout le monde. En effet, comme la plupart de ces sites permettent aux utilisateurs d’uploader (téléverser, pour les lecteurs plus pincés) des fichiers de tout genre sans en contrôler le contenu, il arrive que des oeuvres/documents/programmes sous copyright se retrouvent en partage libre. Dans ces cas-là, les compagnies et commerçants sont furieux, car leurs produits peuvent être volés par tous, sans qu’ils puissent faire quoi que ce soit. Souvent, les trackers Bittorent installent leurs serveurs dans des pays où la loi ne reconnaît pas leurs actes comme des infractions et où ils ne peuvent donc pas être poursuivis. Résultat : les compagnies, ne pouvant pas intenter des poursuites, n’ont d’autre choix que d’envoyer des lettres aux trackers BitTorrent pour demander à ce que leurs produits soient retirés de la circulation et de tenter d’intimider les propriétaires des trackers.

Chez The Pirate Bay, celui qu’on considère comme le plus gros tracker BitTorrent au monde, ils en reçoivent des tonnes, comme le prouve cette jolie page web. Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’une page où The Pirate Bay collectionne et diffuse les lettres et emails qu’ils ont reçus de la part de grosses compagnies ou d’artistes qui demandent à ce que leurs oeuvres soient retirées de leur site.

On retrouve parmi ceux-ci : Microsoft, Electronic Arts, Apple, SEGA, Warner Bros et autres… Des petites compagnies, quoi… Et, invariablement, les administrateurs du projet répliquent avec une audace hors du commun. Je vous invite plus particulièrement à lire ceux de (le tout est en anglais, désolé…) :

J’attire aussi votre attention sur le bas de leur page (que je trouve assez rigolo), où ils mentionnent :

Nice graphs for the law firms who don’t get the hint above:

(We used to have a nice graph here, but it’s simpler to just say: 0 torrents has been removed, and 0 torrents will ever be removed.)

En tout cas, tout ça est assez amusant à lire, je trouve. Mais je dois avouer que tout au long de ma lecture, j’étais plutôt étonné que l’équipe de The Pirate Bay ose se montrer si téméraire face à de grosses compagnies qui les terrasseraient totalement si des poursuites pouvaient être intentées. À leur place, j’aurais plutôt préféré jouer me la jouer low profile en ignorant les emails, question de ne pas attiser la colère des Dieux. Mais bon… The Pirate Bay et ses avocats semblent très confiants et plutôt intouchables étant donné les lois suédoises et préfèrent donc s’amuser et amuser le public.

Une question que certains d’entre vous pourriez vous poser est la suivante : “Mais la Suède, étant un pays développé, n’a-t-elle pas de loi sur les droits d’auteurs?” La réponse est la suivante : Bien sûr qu’elle en a! En Suède, on n’a pas le droit de s’approprier l’œuvre d’un autre comme on le désire. Si un site suédois décidait de mettre toute la discographie d’un artiste en téléchargement libre sur sa page principale, il y aurait très certainement des poursuites. Cependant, la façon dont fonctionnent les fichiers .torrent fait en sorte que cette loi ne peut pas s’appliquer pour les propriétaires d’un tracker BitTorrent. En effet, ce qu’on retrouve sur les serveurs de The Pirate Bay, ce ne sont pas les oeuvres des artistes, mais plutôt des liens (les fichiers .torrent) qui dirigent les utilisateurs vers l’endroit où sont hébergées les oeuvres, soit vers les disques durs des utilisateurs du tracker BitTorrent. Si vous comprenez l’anglais, je vous invite à lire cette réponse qu’a donnée The Pirate Bay à ADV Films.

J’ai lu un peu sur l’historique de The Pirate Bay sur Wikipédia. Semble-t-il qu’il est déjà arrivé dans le passé que les serveurs du site soient perquisitionnés par le gouvernement suédois, mais qu’il a été démontré plus tard que la Motion Picture Association (située aux États-Unis) était directement intervenue dans cette affaire en menaçant le gouvernement suédois de sanctions financières. Résultat : The Pirate Bay est parti au Pays-Bas et revenu, un peu plus tard, en Suède, comme si de rien n’était. What the fuck? En quoi ils ont pu recommencer leurs activités en Suède, alors qu’ils avaient auparavant été sanctionnés… (Si quelqu’un peut m’éclairer à ce sujet, je suis bien intéressé.)

J’ai aussi lu que The Pirate Bay a essayé d’acheter l’île de Sealand (Je me suis bien marré en lisant l’intégralité de l’article Wikipédia. L’histoire de cette île est d’une absurdité hors du commun), le plus petit État auto-proclamé au monde, mais qui n’est reconnu officiellement par aucun pays. Cependant, le propriétaire de l’île a refusé, déclarant qu’il n’encourageait pas les pratiques de The Pirate Bay.

En tout cas, toutes ces histoires de piratage liées aux trackers BitTorrent sont à suivre. Il risque d’y avoir des changements dans les lois de la plupart des pays d’ici quelques années. D’ici là, The Pirate Bay peut continuer à s’amuser aux dépens des compagnies.

Je vous laisse sur une petite citation de The Pirate Bay à l’intention de DreamWorks :

It is the opinion of us and our lawyers that you are ……. morons, and
that you should please go sodomize yourself with retractable batons.

Please also note that your e-mail and letter will be published in full on
http://www.thepiratebay.org.

Go fuck yourself.1

Que de diplomatie!

Alexandreduf Non classé ,

lo0o0o0L!

décembre 19th, 2008

Hahahaha! Je viens de trouver une page web assez amusante :Kikoololise ton site!

Voici un petit aperçu de ma page en version kikoolol :

http://kikoolol.memepasmal.net/?q=d3d3LmFsZXhhbmRyZWR1Zi5uZXQ%3D&hl=0

Un petit clin d’œil à nos fameux copains qui ne savent pas écrire sur MSN ou tout autre logiciel de messagerie instantanée. Je dois avouer que ça m’a fait tout drôle de voir mon propre site web crypté en langage d’illettré.

Après cette découverte, j’ai désiré en savoir davantage sur ce que l’on nomme le “leet speak” (normalement écrit “1337 5|*34|<”, soit une appellation provenant de “elite speak”. En fait, je crois que je ne pourrais faire mieux que de vous référer à la page Wikipédia sur le Leet speak. J’ai même trouvé une page Google écrite en l33t! OMG!  ->  http://www.google.com/intl/xx-hacker/

En tout cas, je trouve ça quand même amusant que les programmeurs de Google se soient payés une petite page à la “hacker”. Il ne manquerait plus que la police “lime” et le background en noir et on y croirait!

Voilà. Cet article fut bref et très peu intéressant pour peut-être ENVIRON 80% de mes lecteurs, mais bon…
(Pas mal… “peut-être environ”! Que d’incertitude!)

Alexandreduf Non classé

Marie-Hélène au mois de mars

novembre 30th, 2008

Marie-Hélène au mois de mars

Ce billet sera plutôt bref. Il a pour but de parler un peu du livre qu’on m’a obligé à lire dans mon cours de littérature québécoise, au Cégep. Ce livre est une œuvre de Maxime-Olivier Moutier et s’intitule Marie-Hélène au mois de mars. Il s’agit d’une histoire vraie, de l’histoire de Maxime-Olivier lui-même, de sa tentative de suicide suite à l’infidélité de la femme qu’il aime, Marie-Hélène. En fait, il s’agit aussi de l’histoire de son séjour dans l’aile psychiatrique d’un hôpital.

Je ne suis pas un grand lecteur, ni un grand connaisseur en matière de littérature, alors mon opinion n’est peut-être pas d’une grande valeur, mais j’ai adoré ce livre. Les livres qui ont un grand effet sur moi sont plutôt rares, mais celui-ci est allé droit au but. Je vous le conseille donc à tous. Ce roman n’est ni long (218 pages) ni difficile à lire. J’ai été atteint par cette histoire en majeure partie parce que le personnage est d’une vérité incontestable. Maxime-Olivier Moutier a su m’impressionner par sa grande capacité à s’avouer la triste réalité, à se dire les “vraies affaires” sans chercher à s’en sauver. Il y va d’une telle franchise dans ses descriptions, dans ses pensées! À mes yeux, cela représente un véritable bijou littéraire. Son roman correspond véritablement à la définition du néoréalisme :un regard froid de l’écrivain qui fait un constat amer de ce qu’il reste de l’humanité. Une tentative de suicide et un internement dans un hôpital psychiatrique ne sont pas des étapes faciles à vivre et, à mon avis, cela accorde une grande valeur à ce roman.

De plus, comme je ne lis pas beaucoup, j’ai rarement l’occasion de me rendre compte à quel point certaines personnes sont douées pour créer des images à partir de mots, des comparaisons, etc. Ce livre m’a bien plu sur ce point. L’auteur arrivait à décrire ses pensées à l’aide d’images de façon à ce qu’on puisse les comprendre parfaitement. J’ai déjà lu d’autres livres d’auteurs considérés comme de “grands auteurs” et je n’y avais toutefois pas remarqué une telle richesse.

Voilà, je crois que j’ai terminé. Tout ce que j’ai à dire, c’est que, pour la 3e fois, au cours de mes études, je suis ravi qu’on m’ait obligé à lire un livre. (Les deux autres cas étant ceux du Petit Sauvage d’Alexandre Jardin et La nuit des temps de René Barjavel.) Cela me redonne goût à la lecture. J’espère ne pas perdre ce goût aussi rapidement que toutes les autres fois…

Alexandreduf Non classé

Examens

novembre 26th, 2008

Lors de mes 12 années d’étude, j’ai fait face à toute sorte d’évaluations, tout aussi différentes les unes des autres (Faux! Certaines étaient plutôt semblables!), et j’ai réalisé que bon nombre d’entre elles comprenaient des éléments qui ne veillaient pas véritablement à évaluer les connaissances de l’élève/étudiant.

De mon point de vue, un enseignant/professeur est censé chercher à créer des examens qui sauront véritablement séparer les étudiants préparés, qui connaissent la matière, et ceux qui ne la connaissent pas. À mon humble avis, peu d’examens correspondent parfaitement à ces critères. Bien souvent, des éléments de l’examen se trouvent à avantager les étudiants non préparés ou plutôt à désavantager les étudiants qui y étaient préparés.

Je suis totalement conscient qu’il n’est pas toujours évident de produire des examens parfaitement équilibrés. En fait, certains disent que la perfection n’existe pas…
Bien que je sache que tout examen ne peut être parfaitement équilibré, je considère cependant qu’un examen devrait être relativement équilibré. Ayant besoin de me vider un peu le cœur là-dessus, j’ai décidé de recenser les éléments biaisés qui me semblaient les plus évidents. De plus, d’autres éléments ne déséquilibrent pas l’examen, mais s’avèrent incorrects, alors je profite de l’occasion pour en parler.

Les différents problèmes

Les examens trop faciles

La première catégorie d’examens est l’une qui m’a souvent frappé : les examens trop faciles où les excellentes performances sont trop accessibles.

Lorsque je sors d’un tel examen, je suis toujours surpris de voir des visages réjouis, même chez les étudiants les plus doués, et le suis-je encore plus lorsque je les entends déclarer joyeusement que l’examen était d’une grande facilité.

Pour ma part, lorsque j’ai passé de nombreuses heures/jours à me préparer à un examen et que je me rive à un examen où l’excellence est accessible à tous, je me retrouve dans un grand état de mécontentement. La raison est fort simple : les efforts supplémentaires que j’ai fournis lors de mon étude se retrouvent non récompensés, car l’examen requiert un faible niveau de préparation et les étudiants préparés plafonnent beaucoup trop rapidement.

Les examens trop difficiles

Il arrive aussi plutôt régulièrement que l’examen soit trop difficile. Ce type d’examens aussi crée un certain déséquilibre dans la distribution normale des notes. En effet, bien souvent, même les meilleurs étudiants frappent un mur et obtiennent un mauvais résultat, alors qu’ils auraient normalement offert une excellente performance dans un examen normalement équilibré.

Bien sûr, l’écart-type, l’écart à la moyenne et la cote Z sont ici à considérer… Si l’examen est trop difficile, les notes sont généralement plus regroupées et on obtient donc un écart-type plus petit. Du fait même, un étudiant qui obtient une note un tant soit peu plus élevée que la moyenne verra sa cote Z fleurir. (Belle image…)

Il est donc plutôt difficile de généraliser au sujet des examens plus difficiles. Cependant, j’ose croire que ceux-ci sont généralement plus “justes” que les examens trop faciles, bien qu’ils aient la fâcheuse tendance à faire échouer les étudiants.

Les examens à plateau

Ah… Ces fameux examens à plateau… Voilà un très bon exemple où les étudiants sérieux sont généralement désavantagés et les étudiants paresseux/non qualifiés se retrouvent avantagés. Ce que je désigne par “examen à plateau” est un type d’examen qui tend à faire converger les notes des étudiants, d’où le nom “plateau”, puisque tout le monde obtient pratiquement la même note.

La constitution normale d’un tel type d’examen est la suivante :

  • “x” questions très faciles à “a” points chacune, auxquelles la grande majorité des étudiants arrivent à répondre correctement,
  • “y” questions très difficiles auxquelles pratiquement aucun étudiant n’arrivera à répondre.

Le résultat : Les notes tournent toutes autour de x*a et les étudiants mieux préparés n’ont pas eu la chance de se démarquer.

Je crois que, pour qu’un examen soit équilibré, il faut qu’il contienne des questions pour chacun des niveaux de difficulté. (Ce qui est assez vague, je dois l’admettre.)

Les examens à choix de réponses

De mon point de vue, les examens qui contiennent uniquement (ou majoritairement) des choix de réponses désavantagent généralement les étudiants qui sont bien préparés. Pourquoi? Tout simplement parce que l’étudiant bien préparé, lui, aurait probablement pu répondre à la question sans qu’on ait eu à lui donner des indices, à lui suggérer des choix.

Ce type d’examen me fait penser aux fois où les enseignants décident, au cours d’un examen, de donner un indice concernant une certaine question plus difficile, alors que certains étudiants ont déjà trouvé la façon correcte de répondre à cette question, sans même avoir reçu un indice. Un “indice”, contrairement à ce que certains peuvent le croire, ça n’est pas bénéfique pour tout le monde. Ça avantage certaines personnes et cela désavantage celles qui avaient déjà réussi à  gagner une position d’avantage préalablement.

Les questions reliées

Arg! Ça, c’est tout un fléau! Les foutues questions reliées. Depuis le début de cet article, je tâche d’afficher un certain détachement face aux différents problèmes que l’on retrouve dans les examens, mais celui-là me frappe droit au cœur!

Ce que je désigne par “questions reliées”, ce sont les questions de type 1 A), 1 B) et 1  C) auxquelles il faut obligatoirement avoir obtenu la bonne réponse à la lettre A) pour parvenir aux réponses des lettres subséquentes. En fait, vous l’aurez deviné, ce genre de questions m’emmerde royalement.

Heureusement, certains enseignants ont la présence d’esprit d’accorder des points aux démarches, même lorsqu’elles sont basées sur une mauvaise réponse/valeur numérique donnée en A) et qu’elles mènent donc, inévitablement, à d’autres mauvaises réponses.
Toutefois, d’autres, n’ont pas cette mentalité et prétendent qu’il est tout à fait possible d’obtenir une bonne réponse en B), même dans l’éventualité d’une réponse incorrecte en A). “MAIS COMMENT?”, vous direz-vous… N’ayez crainte, vous n’êtes pas les seuls à vous être posés cette question, car c’est aussi ce que je me suis demandé… Et la réponse m’a d’autant plus déplu.

Voici donc l’argument de ce(s) enseignant(s) : Ça n’est pas parce que tu as obtenu la mauvaise réponse en A) que tu ne peux pas avoir la bonne réponse au B)… En effet, si la réponse en B) doit être calculée à partir de ta réponse en A), il t’est toutefois possible, à la lettre B), de refaire tous tes calculs et d’arriver à la bonne réponse.
Bon… J’ai tenté tant bien que mal de vous fournir une bonne explication, mais ne crois pas avoir été très clair… Je vais donc préciser en donnant un exemple :

Si le calcul “x+y” doit être exécuté pour obtenir la question en A), mais que tu as plutôt calculé “x+z”, il t’est toujours possible de te reprendre à la question B) en reprenant tes calculs depuis le début (et non pas en te basant sur ta réponse en A) ). Ainsi donc, tu peux encore arriver à la bonne réponse en calculant, cette fois-ci, en ne faisant pas l’erreur de calculer “x+z”, mais en calculant correctement : “x+y”.

ARG! Oh my God! Lorsqu’on me l’a sortie, celle-là, je vois avouer que j’ai été on-ne-peut-plus impressionné/dégoûté/mécontent/en !&*?. Je me suis dit : “Est-ce une blague?”, car il me semble qu’il est totalement évident que dans l’éventualité où l’étudiant perçoit une certaine logique dans sa mauvaise réponse en A), il ne va pas, comme par magie, percevoir une logique différente en tentant de résoudre le problème une seconde fois. (Du moins, si cela lui arrive, il va corriger sa réponse en A) sur le champ et ne subira pas les effets dévastateurs des questions reliées, s’il arrive à la bonne réponse.)
La seule éventualité où un tel argument est valable est celle où l’erreur est générée par une bête erreur de calcul ou une erreur de “pitonnage” sur la calculatrice.

En tout cas, je crois qu’il devrait exister une sorte de politique dans les écoles qui mentionne que, dans un cas de questions reliées, la correction doit être faite d’abord en fonction de la logique de la démarche et non pas en fonction des réponses des questions subséquentes…

Lorsque les questions liées valent un pourcentage substantiel de l’examen et que l’enseignant n’a pas l’intelligence (Désolé pour ce terme quelque peu radical et plutôt subjectif, mais c’est celui que je feelais le mieux.) de corriger en fonction de la logique des démarches, cela a un véritable effet dévastateur sur la répartition normale des notes… En effet, il y a un très grand saut entre les notes des survivants (ceux qui ont passé à travers l’embuche) et les étudiants tombés au combat (les malheureuses victimes…)

Les questions “fill the blank” aux 1000 réponses possibles

Bon, je dois d’entrée de jeu avouer que ce type de questions est rarement néfaste pour la répartition des notes et pour le succès des étudiants. Mais j’ai tout de même décidé d’en parler question de chialer un peu. Il s’agit des questions où l’on nous écrit une phrase où l’un des mots est manquant et que l’on doit la compléter en inscrivant le bon mot à l’endroit désigné. Ce que je trouve spécial avec cela, c’est que les enseignants ne pensent pas toujours à se mettre dans la peau de leurs étudiants lorsqu’ils font l’examen. Il arrive donc souvent que l’on retrouve des phrases qui pourraient être complétées de mille façons différentes (Mille étant un nombre fictif. Une infinité de réponses existe en fait.) Ces cas surviennent la plupart du temps lorsque l’enseignant utilise un verbe d’état pour introduire le mot manquant.

Un exemple que j’ai récemment eu dans un examen de bio (en fait, c’était approximativement cela):
La substance huileuse que l’on retrouve sur les poissons est __________________________”.

Lorsque j’ai lu cette phrase, je n’ai pas su quoi répondre en premier lieu. Je n’avais pas souvenir d’avoir appris le nom de cette substance huileuse, alors je ne savais pas tellement ce qu’on désirait que j’écrive… J’ai été fortement tenté d’écrire un truc comme “La substance huileuse que l’on retrouve sur les poissons est délicieuse, au petit déjeuner, étendue sur des toasts.” ou encore “La substance huileuse que l’on retrouve sur les poissons est plutôt cool.” Je crois, en fait, que j’aurais eu raison d’écrire une telle réponse. Une question mal posée mérite les pires conneries comme réponses, à mon avis. C’est d’ailleurs ce que Serge, un de mes enseignants de mathématiques, nous conseillait de faire : répondre de façon peu attendue à la question et défendre son point par la suite. Cependant, j’ai conscience que la majorité des enseignants ont du mal à reconnaître leurs torts et qu’il aurait été plutôt désagréable de me battre pour mes points par la suite. Je me suis donc contenté de compléter ainsi “est bénéfique pour l’aquadynamisme.” Je dois avouer que je trouvais ça un peu boiteux de compléter ainsi une phrase par plusieurs mots, mais c’est, semble-t-il, ce que mon enseignante désirait… Quel coup de chance! Elle aurait pu aussi bien décidé de m’enlever le point, prétendant qu’elle désirait le nom de la substance…

Questions auxquelles on accorde trop de points pour si peu de démarches

Ce genre de questions est aussi un important fléau, à mon avis. Le genre de questions valant 25% de l’examen et dont la démarche ne consiste qu’en un unique calcul. J’ai récemment fait face à une telle question lors d’une de mes examens et je dois vous avouer que j’ai eu chaud… Il s’agissait d’une question à laquelle la réponse n’était qu’une simple intégrale définie et calculée à la calculatrice. Bref, un calcul non-simplifié, puis sa réponse. Et tout cela pour un joli 25%! En fait, durant l’examen, je me suis dit : “Eh merde, si je me trompe, je ne vois vraiment pas comment le enseignant va faire pour m’accorder des points, car dans cette question, c’est tout ou rien.” Heureusement pour moi, je l’ai eue… Fiou! On vient du coup d’éviter une Troisième Guerre Mondiale…

À ce sujet, je dois avouer que je me trouve parfois plutôt lâche… Je crois que j’agis de façon beaucoup trop individualiste. Une question d’examen est mal équilibrée : si je la rate, je cherche à me battre pour ma défense, sinon, je laisse filer. Je me trouve un peu dégonflé d’agir ainsi, de ne pas chercher à faire avancer la façon dont les enseignants évaluent leurs étudiants. Particulièrement lorsque je vois les autres étudiants qui ont raté la question se plaindre à son sujet et que, dans mon fort intérieur, je suis en parfait accord avec eux, mais que, choisissant la voie de la simplicité, je préfère m’en laver les mains aussi simplement qu’en évitant d’y penser. Mais bon… C’est une autre histoire tout ça… Les étudiants ne sont pas prêts à défendre sérieusement leurs intérêts, alors il en sera ainsi…

Questions auxquelles on accorde trop peu de points pour une longue démarche

Voilà le cas opposé à celui que je viens tout juste de mentionner. Celui-ci, quoique décevant, a des effets beaucoup moins néfastes que le cas précédent. Il s’agit du type de question où l’étudiant a l’impression de perdre son temps. Par exemple, un numéro à 10 % exigeant un tel nombre de démarches qu’un pourcentage minimal de 20% ou 25% devrait y être assigné. C’est le genre de questions qu’on saute généralement au cours du premier round de notre examen, les fameux Smarties rouges qu’on se réserve pour la fin, le genre de questions qui semblent ne pas en valoir la peine, mais qui te tiennent par les couilles puisqu’elles te condamnent à commencer à 90% si tu y renonces.

Questions où il est possible de perdre plus de points que la question permet d’en gagner

Ça aussi, c’est un phénomène qui m’échappe. Je me souviens particulièrement d’avoir rencontré ces questions dans le cours de science de secondaire 4, ces questions où il est possible de gagner 8 points, mais où l’enseignant peut t’enlever 1 point pour 12 raisons différentes. De mon point de vue, il n’est pas véritablement correct de fonctionner ainsi. Selon moi, ce genre de situations se rencontrent lorsque les enseignants n’utilisent pas de grille de correction et ne définissent pas combien de points sont accordés à telle ou telle partie de la réponse et qui ne font qu’enlever des points à chaque fois qu’ils voient quelque chose d’incorrect.

D’accord, d’accord… À la limite, c’est acceptable… Mais reste que je ne vois pas la logique dans tout ça.

Questions à choix de réponse où un seul choix est envisageable

Les fameux choix de réponse du genre :

Qu’est-ce que l’ADN?

  1. Une technique utilisée en biotechnologie
  2. Un médicament
  3. Le nom du bébé de l’hippopotame
  4. L’acide désoxyribonucléique (souvent abrégé en ADN) est une molécule que l’on retrouve dans toutes les cellules vivantes. On dit que l’ADN est le support de l’hérédité ou de l’information génétique, car il constitue le génome des êtres vivants et se transmet en totalité ou en partie lors des processus de reproduction.

Bon, j’ai poussé l’exemple quelque peu à l’extrême, mais vous comprenez tout de même l’idée derrière tout ça. D’ailleurs, il y a de fortes chances que vous ayiez déjà rencontré ce genre de questions dans le passé. Ce que je trouve décevant dans ce genre de questions est le fait qu’on ne tente même pas de dissimuler la réponse parmi les autres : elle fait 4 lignes de texte, semble brillante, même dans l’éventualité où on n’y comprend rien, alors que les autres sont courtes et semblent souvent dénuées de sens. C’est, généralement, des points gratuits pour tous les étudiants. Certains trouvent ça bien, mais il ne faut pas oublier qu’un examen sert à évaluer et non pas à faire un petit plaisir aux étudiants.

Les questions-attrapes

Ça aussi, c’est du joli… Les enseignants qui tentent davantage d’attraper certains étudiants en formulant une question peu claire plutôt que de les évaluer d’une façon honnête. Je dois avouer ne pas avoir rencontré trop souvent ce genre de questions au Cégep, cependant, j’ai souvenir que mon enseignant d’économie au secondaire en était tout un fidèle.

Pour y ajouter un soupçon de pertinence, certains enseignants vont même jusqu’à pousser l’audace de refuser de répondre à toute question durant l’examen, afin d’être certains que leur question-attrape demeure imperméable à notre compréhension. Tout simplement adorable…

Le rapport Dufresne

Voilà, je crois que j’ai fini. J’en ai peut-être oublié… En fait, ce n’est pas “peut-être” : j’en ai oublié. Mais le fait que j’aie réussi à recenser tout cela me fait penser que les enseignants sont peut-être portés à oublier l’objectif réel des examens. Je crois que certains en viennent à considérer les examens comme une tâche à accomplir (ce qui me rappelle un certain billet que j’avais écrit auparavant et qui traitait un peu de ce sujet) et qu’ils s’assoient un moment et s’efforcent à composer des questions, sans réellement chercher à évaluer correctement. Toutefois, je reconnais que d’autres enseignants sont extrêmement doués pour réaliser des examens pertinents. Je pense notamment à la plupart des examens de mathématiques et de chimie auxquels j’ai répondu au cours de mon programme de Science Nature.

En tout cas, mon rêve est qu’une sorte de “Code des examens” soit instauré. Ce code tenterait d’être bref et efficace et viserait à empêcher les enseignants, par exemple, à créer des questions reliées pouvant entraîner une perte de plus de 5% (dans le cas où les démarches ne sont pas évaluées et que seules les réponses comptent) ou encore, interdirait aux enseignants de ne pas évaluer la démarche dans un tel type de questions. Je crois qu’un certain système de règles quant aux examens devrait être établi. Mais bon, je suis conscient que cela compliquerait la tâche des enseignants, alors cela ne pourra jamais exister…

Alexandreduf Révolution/Chialage

Université, droit et avenir

novembre 15th, 2008

Suite à la lecture d’un billet sur le blog de mon ami MaximeAD (Tiens, Maxime, voilà le lien que tu m’avais demandé pour ton référencement Google!), qui traitait de son futur métier, j’ai eu envie d’en écrire un, moi aussi, à ce sujet. (Au sujet de MON futur métier et non pas du sien!)

Alors voilà :

Étant très jeune, je rêvais de devenir astronaute, d’aller sur la Lune, sur d’autres planètes, d’être en apesanteur, de manger des chips dans une navette spatiale comme Homer Simpson le faisait sur un l’air de On A Beautiful Blue Danube [1]. Puis, plus tard, après m’être rendu compte que j’avais de la facilité dans les langues, je me suis dit que je pourrais devenir traducteur ou encore interprète, ce que j’ai vite mis de côté lorsque l’idée d’une langue unique m’est apparue intéressante. Puis, vers la fin de mon secondaire 3, je me suis mis à songer au métier d’avocat et, depuis ce temps, je n’en ai toujours pas démordu. En fait, maintenant, il s’agit d’une certitude pour moi : je m’en vais en droit. Bien sûr, je sais qu’il est important d’avoir un plan B, alors j’achète tout simplement ma tranquillité d’esprit en me faisant accroire que les mathématiques ou les sciences seraient un bon plan secondaire.

La raison pour laquelle je crois que le métier d’avocat m’irait bien est que le fait de me battre pour mes droits m’a toujours tenu à coeur. En fait, lorsque je vois quelqu’un dans une situation où ses droits sont brimés et que cette personne n’agit pas, ne cherche pas à faire valoir ses droits, je ressens quelque chose de bizarre en moi et il me prend envie de l’entraîner dans la défense de ses droits. Mais bon… je sais que ça n’est pas de mes affaires réellement et qu’il appartient à l’individu de faire valoir ses droits, alors je me retiens et me contente simplement de tenter de l’inciter à se défendre.
De plus, je crois avoir remarqué que j’ai un besoin de justice et d’équité plus grand que la moyenne. En effet, les droits que les lois m’accordent représentent quelque chose de très précieux pour moi, quelque chose qui doit être absolument défendu. Cette caractéristique m’a causé quelques situations de tension au secondaire, mais cela ne me fait pas regretter d’être ainsi.

La session passée (session d’hiver 2008), je suis allé rencontrer une API (Aide pédagogique individuelle) pour m’aider à faire mon choix d’université. On m’a alors présenté les universités de Sherbrooke, de McGill et de Montréal. Un vendeur de manteaux m’avait déjà vanté le programme COOP de l’Université Sherbrooke où ils marient BAC en droit et stages en droit rémunérés en 9 sessions, alors j’avais d’emblée une certaine attirance pour cette université. L’API, elle, m’a plutôt vendu l’université McGill. Elle m’a dit qu’il s’agissait d’une université où il était très difficile de rentrer en droit et qu’elle n’avait qu’un seul étudiant y entrer directement après le Cégep dans toute sa carrière. (J’ai donc sauté aux conclusions : s’il est dur d’y entrer, c’est qu’il s’agit d’un très bon programme de droit.) Là-bas, il est coutume que les gens fassent un BAC dans un domaine connexe, puis, qu’ils se dirigent en droit par la suite. McGill est une université anglophone et on m’a dit qu’il était fréquent chez les anglais de faire un tel cheminement universitaire… Personnellement, faire un premier BAC avant de rentrer en droit ne m’intéressait pas, alors je comptais sur ma Cote R pour me faire rentrer directement en droit après mon DEC de Science Nature.

Le temps a passé et mon ordre de choix s’établissait ainsi :

  1. Université McGill
  2. Université de Sherbrooke
  3. Université de Montréal

Puis, peu avant les portes ouvertes des universités, j’ai eu un souper de famille au restaurant La Belle Excuse, à Joliette, et il s’est avéré que notre serveuse était justement en train de faire un BAC en droit, mais dans le programme COOP à Sherbrooke. Mon père a donc un peu discuté avec elle et lui a dit que je prévoyais me diriger en droit à l’université, alors elle est venue m’en parler. J’avais entendu dire que pour entrer à McGill en droit, il fallait une lettre de recommandation, une lettre de motivation, être un adepte du bénévolat, avoir une EXCELLENTE cote R, faire une entrevue en anglais, passer un test d’anglais et que, malgré tout cela, on passait généralement après ceux qui ont déjà fait un BAC dans un domaine connexe. C’est bien ce que cette demoiselle m’a confirmé. De plus, elle m’a mentionné que le taux de réussite au Barreau était très bon à Sherbrooke, alors qu’à McGill, les gens y étaient moins bien préparés. Elle m’a aussi vendu le programme COOP, une fois de plus, en m’expliquant que ce programme nous permettait de nous faire des contacts au cours de nos stages, qu’il nous permettait de devenir à l’aise avec le fait de préparer des CV et de faire des entrevues professionnelles, puisque, pour obtenir son stage, il faut choisir un employeur et aussi être choisi par celui-ci, alors on se retrouve à faire une série d’entrevues une à la suite de l’autre. De plus, comme ce programme contient 3 stages, on se retrouve donc 3 fois en périodes intensives d’entrevues.

Suite à ce souper, j’ai remis en question l’ordre de mes 3 choix d’universités… Je me suis aussi souvenu de ce qu’une fille à Regina, qui venait tout juste de finir un BAC en droit à l’UDM, m’a dit au sujet du programme de droit de McGill. Elle disait qu’il s’agissait d’un programme beaucoup plus “philosophique” qu’un programme appliqué. J’ai aussi repensé au fait que le frère de mon ami, ayant fini son BAC en droit, regrettait d’être allé à l’UDM et non pas à Sherbrooke. Évaluant les opinions de tous ces gens, j’ai donc fait balancer l’Université de Sherbrooke en tête de liste. (D’autant plus qu’une de mes enseignantes m’a récemment dit que Sherbrooke était une ville excellente pour sa vie universitaire.)

À ce point, mes choix étaient :

  1. Université de Sherbrooke
  2. Université McGill ou Université de Montréal

Je suis donc allé aux portes ouvertes de l’Université de Sherbrooke et j’ai bien apprécié. J’ai assisté à des conférences, l’une sur le programme COOP, une autre sur les métiers d’avocat et de juge. J’ai aussi assisté à un tour guidé de la faculté de droit et je dois avouer qu’ils m’ont véritablement “vendu le produit”, comme je me plais bien à dire. Suite à cette visite, j’ai perdu l’envie d’aller visiter l’Université McGill, d’autant plus qu’il semble très fastidieux d’entrer dans le programme de droit de cette université… En fait, je crois que cette visite a mis fin à mon questionnement et m’a fait choisir définitivement une université. Je ne me suis toutefois pas vraiment informé au sujet de l’UDM, mais je ne sais pas si j’apprécierais vraiment d’y faire mes études. Je ne suis pas un individu de grande ville et je crois que je vais préférer le rythme d’une ville telle que Sherbrooke.

Alors voilà! Sherbrooke, Sherbrooke, Sherbrooke! J’affiche même fièrement mes couleurs au moyen d’un “ruban-porte-clé” de l’U de S - j’utilise même le petit nom cool de l’université, vous voyez! Je dois avouer que le principal facteur de mon choix est le programme COOP, alors je suis présentement en situation de très grand stress… Et si je me plantais dans mes deux dernières sessions de Cégep et que je n’arrivais pas à rentrer dans ce fameux programme COOP… Ouf… Je trouverais ça terrible. Il ne faut pas que ça arrive! Toutefois, je crois que dans une telle éventualité, je me contenterais simplement de faire un BAC en droit régulier à Sherbrooke…

Un peu plus au sujet du programme COOP…

Voici le déroulement d’un BAC en droit, dans le régime coopératif :

1re année 2e année 3e année
AUT HIV ÉTÉ AUT HIV ÉTÉ AUT HIV ÉTÉ
S-1 S-2 S-3 T-1 S-4 T-2 S-5 T-3 S-6

Les cases S désignent les session d’étude et les cases T, les sessions de travail/stage.

Comme vous pouvez le remarquer, ce programme se fait en 3 ans de 3 sessions. Donc, oui, je vais avoir de l’école l’été. Cependant, je crois que je vais tout de même apprécier étant donné que les autres étudiants(es) en droit COOP seront dans le même bateau que moi et donc, nous aurons des horaires très semblables. De plus, le régime coopératif choisit les étudiants en fonction de leur Cote R, alors si je parviens à entrer dans ce programme, je m’assure d’être avec des gens qui performent bien et qui facilitent la réalisation de travaux d’équipe, si travaux d’équipe il y a…

Pour le moment, je crois être en mesure d’entrer dans le programme de droit COOP, mais je dois maintenir ma cote R tout au long de mes deux dernières sessions de Cégep. J’espère bien y parvenir, car je serais terriblement déçu de ne pas pouvoir faire l’option COOP et d’uniquement pouvoir entrer en droit régulier… :(

Double-BAC droit civil et common law

Un double-BAC incluant le common law! Voilà qui m’intéresse! L’Université de Sherbrooke, comme quelques autres universités, offre cette possibilité. Ce programme ajoute une année de 2 sessions à mon cheminenemt universitaire et à Sherbrooke, il existe deux possibilités :

  • Faire les deux sessions de common law en sessions d’été, de façon à ce que le double-BAC finisse en même temps que le BAC régulier en droit.
  • Faire son BAC en droit, puis, aller faire un an (2 sessions) à la Queen’s University, en Ontario.

Dans mon cas, seule la 2e option est possible, car, avec l’option COOP, mes étés seraient déjà occupés. Je ne suis pas encore certain de choisir cette option, cependant… Ce qui m’intéresse de cette formation en Common Law est la polyvalence qu’elle pourrait m’apporter puisqu’elle me familiariserait avec le code civil anglais. Ultimement, j’aimerais pouvoir pratiquer dans plusieurs provinces du Canada, mais je ne suis pas encore assez certain… En fait, je me dis qu’après mon BAC en droit COOP, je vais peut-être être impatient de commencer à pratiquer et que j’aurai perdu un peu l’intérêt de poursuivre cette formation en Common Law. À suivre…

D’autres trucs super au sujet de Sherbrooke

La ville de Sherbrooke a pour politique de fournir l’accès aux transports en commun gratuitement aux universitaires! Étant d’un naturel plutôt économe, je ne me sentirai donc pas mal à chaque fois que j’utiliserai le transport en commun et je n’aurai pas à débourser pour une passe d’autobus.

L’Université possède les logements hors-campus. En fait, il s’agit de deux bâtisses situés au centre-ville et d’une troisième située à 15 minutes de marche de l’université (uniquement réservée aux étudiants de 3e année). Les deux premières bâtisses me semblent très intéressantes, puisqu’elles sont uniquement réservées à des étudiants universitaires et aussi, parce qu’elles se situent au centre-ville. Résultat : lorsqu’on y habite, on est à proximité de tout et même des autres étudiants. Ces appartements sont d’ailleurs déjà meublés, donc cela simplifie la vie aux universitaires.

Il y a des arbres! Lors de ma visite, j’ai pu remarquer qu’il s’agissait d’une ville très verte où les arbres ne sont pas d’une grande rareté, contrairement à Montréal.

Voilà, je crois que c’est tout ce que j’avais à dire à ce sujet!

P.S. : il s’agit d’un long texte, alors quelques erreurs peuvent s’y être glissées… N’hésitez pas à m’en aviser.

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Tolérance ou limite absolue?

novembre 9th, 2008

J’ai récemment discuté avec un ami du fait que les policiers faisaient preuve d’une certaine tolérance face à la limite de vitesse. Nous avions deux points de vue opposés et ça m’a donné envie de réfléchir plus en profondeur à ce sujet (et de partir sur une sacrée bulle).

Mon point de vue était que la définition même d’une “limite” était un point, un seuil à ne pas dépasser et qu’il était d’un non-sens de permettre aux gens de la dépasser dans des mesures “raisonnables”. Je suis d’avis qu’aucune tolérance ne devrait être faite sur ce point. Au contraire, les policiers devraient, selon moi, faire appliquer le règlement à la lettre.

John Doe :

Ouais, mais c’est con, là… Un petit moment d’inattention suffit pour dépasser la limite de 10 km/h! Ce serait stupide comme fonctionnement… Les gens se feraient toujours arrêter.

Non, pas selon mon point de vue. Je crois que le citoyen devrait réellement considérer la limite de vitesse comme un véritable seuil à ne pas dépasser et non pas comme un seuil à dépasser de 10 km/h, 20 km/h et parfois davantage. Ce faisant, les gens conduiraient leur véhicule à une vitesse quelque peu inférieure à la limite de façon à s’assurer de ne pas dépasser même dans les moments d’inattention. Le nombre de contrevenants, serait, selon moi, beaucoup plus faible. Actuellement, les gens qui circulent véritablement aux limites de vitesse ou à une vitesse inférieure sont en minorité. Vous n’êtes pas sans savoir que 120 km/h est une vitesse fréquente sur les autoroutes et que les gens roulent généralement à une vitesse supérieure de 10 km/h à la limite permise.

Je trouve ce système défectueux… Lors de mes débuts en tant que conducteur, j’étais assez mindé à conduire “by the book”. Je roulais exactement aux vitesses maximales permises, je faisais mes arrêts complets aux intersections, etc. Toutefois, j’ai très vite changé mes habitudes de conduite puisque je me suis rendu compte avec le temps, qu’en fait, pratiquement personne ne respectait les limites de vitesse et que les policiers ne s’autorisaient à sévir qu’à plus de 10 km/h au-delà de la limite (parfois plus). Je me sentais donc lésé de passer davantage de temps sur la route que les autres conducteurs par désir d’être un bon citoyen et de respecter les règles. J’ai donc changé ma politique et je me suis mis à suivre la masse et à dépasser cette fameuse limite, qui n’a en fait rien d’une limite. Cependant, lorsqu’on s’habitue à la dépasser de 10 km/h en tout temps, on en vient à être tenté de la dépasser davantage certains matins, lorsqu’on se rend à l’école/au travail et qu’on se retrouve un peu serré dans le temps. Peu à peu, on se met à prendre des petites habitudes du genre : “Flûte, j’ai quitté la maison 7 minutes trop tard ce matin! Bah… Pas grave, j’ai juste à rouler plus vite…” Et c’est là que le pattern se répète… On compte sans cesse sur la tolérance des policiers, on apprend les routes les moins “achalandées” par les policiers et on estime qu’on a peu de chance de se faire attraper. On néglige donc de plus en plus nos bonnes habitudes de conduite et bang! un jour, on se fait arrêter. On paie une amende, on accumule des points de démérite, le coût de notre permis de conduire augmente et notre prime d’assurance augmente. (Note : je n’ai pas encore reçu de contravention, mais je crains le jour où cela va m’arriver…)

John Doe :

Woah, là! T’es un freak de la cause à effet, toi! Un peu plus et tu disais que tous les maux de ce monde étaient dus au non-respect des limites de vitesse!
Tu penses pas que même si les limites étaient strictes les gens chercheraient quand même à les dépasser?

Tiens, je ne m’attendais pas à ça! Mais c’est une bonne question. En fait, oui, je crois que certaines personnes prendraient tout même le risque dans des endroits dégagés où il est impossible de dissimuler une voiture de police, mais je crois que la majorité des citoyens aurait un plus grand sentiment de crainte face au non-respect des limites.
Présentement, lorsqu’on commet une infraction, c’est sous forme de risque estimé : on sait qu’en général les policiers sont souples, mais on ne peut savoir si on va tomber sur un policier zélé qui va nous foutre une contravention à une limite habituellement tolérée. Et dans un tel cas, la réaction la plus fréquente est de penser qu’il s’agit en quelque sorte d’un coup bas de la part du policier, alors, qu’en fait, ce policier ne fait qu’accomplir son devoir mieux que les autres.

Toute cette histoire m’a porté à repenser aux conneries qu’on nous imposait à mon école primaire ou secondaire et j’y ai finalement décelé un certain sens… Ce fameux principe que les directeurs nous ont répété un nombre de fois assez impressionnant selon lequel un individu auquel on accorde une certaine liberté sera porté à exiger sans cesse le double de cette liberté. Je crois que cela s’applique en effet aux automobilistes. En fait, je crois que notre système trop flexible a créé une mentalité de négligence au sein de la société et que cette mentalité, doublée à un effet de masse est la source d’un problème. En effet, il est bien plus difficile de passer incognito à 90 km/h dans une zone de 70 km/h lorsque la masse se déplace à une vitesse moyenne de 85 km/h. Du haut de mes 19 ans, j’ai la prétention de croire que j’ai tout de même réussi à me faire une bonne représentation de ce qu’est l’être humain et, d’après cette représentation, je crois avoir saisi que celui-ci est généralement peu brave individuellement, mais qu’il ose s’en permettre davantage une fois dans la masse.

Bon… Je crois que j’ai fait le tour du sujet. Moi, ce que je proposerais, c’est qu’on augmente les limites de vitesse de 10 km/h, de façon à ne pas changer les habitudes de conduite des gens trop brusquement, mais qu’on fasse appliquer le règlement. De cette façon, il n’y aurait plus de subjectivité, mais uniquement de l’objectivité au sujet des arrestations sur la route.

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La gélatine : tout un fléau

octobre 30th, 2008

Bon, cette histoire part de loin, mais bon…

Étant un amateur de Jell-O, j’ai décidé tout récemment de faire mon propre mélange avec de la gélatine et du jus et ce fut un succès. Suite à cette petite expérience de très faible niveau culinaire, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de rehausser le niveau d’expérimentation avec la gélatine et de tenter de fabriquer mes propres “jujubes” (expression du jargon québécois désignant “bonbons à la gélatine”).

Je me suis donc mis à la recherche de recettes sur Google et je suis tombé par hasard (Faux! Il ne s’agissait pas de hasard, mais d’une suite d’événements contrôlés par mes clics de souris.) sur un site web parlant de la provenance de la gélatine. J’y ai d’abord appris que la gélatine était créée à partir d’os d’animaux. Puis, j’y ai lu les commentaires de gens qui capotaient à propos du fait que c’était fait à partir d’os… Bon, je ne crois pas que j’ai véritablement le droit de me payer un copier-coller à partir du forum sur lequel j’ai trouvé ceci, mais je vais le faire quand même (J’en profite pour souligner la faiblesse de la langue écrite des gens.) :

jai un gros coup de gueule sur les bonbons gelatineux

Saviez vous que la gelatine est à 90% fabriquee à partir d’os d’origine porcine. Elle peut toutefois être fabriquee à partir des os (colonne vertebrale notamment) de bovins.

Vous vous rendez compte qu’on donne ca a des gosses ? des os broye ?

le probleme ce que la plupart des gens ne le savent pas. pas etonnant : sur les ingredients, il y a marque :
machin, truc, gelatine ….

les gens ne peuvent pas deviner de quoi elle est faites
a mon avis les ventes chuteraient si les gens le savaient

je trouve ca revoltant de faire des bonbon avec des os

Je dois avouer que ce commentaire a réveillé en moi une grande colère contre la stupidité et l’impulsivité humaine. On fait une mauvaise interprétation de la situation, on en tire une mauvaise conclusion et on vire fou sans comprendre quoi que ce soit, juste en se basant sur une forte image mentale, soit une image d’os broyés…

Je suis totalement conscient qu’il est possible de retrouver les pires crétins sur le Web et ce qui me choque, ce n’est pas qu’une personne ait dit ça, mais plutôt le fait que je sache que beaucoup de gens, dans mon entourage scolaire même, appuieraient une telle réflexion et un tel dégoût face à cette information.

Cela m’a rappelé la fois où l’un de nos enseignants de cinquième secondaire nous avait raconté que le Coke était très efficace pour nettoyer la cuvette des toilettes ou encore pour redonner tout son éclat à un vieux sou noir crasseux… Je me souviens de la réaction des gens: “Ash! C’est trop chimique! Imagine ce que ça te fait en-dedans de toi si c’est capable de décaper un sou noir!”

Encore une fois, une forte image, soit “nettoyer des objets reconnus comme plutôt malpropres avec un breuvage” et les gens virent fous…
Un instant, jeunes gens! Chimique? Mais qu’est-ce que le chimique? Vous voulez dire que cela contient des substances chimiques? Hm… Mon corps est lui-même composé de substances “chimiques“, tous les aliments que je consomme sont composés de ces mêmes substances “chimiques” et l’eau que je bois est elle-même le résultat d’une réaction “chimique” entre deux atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène. AH! Le méchant CHIMIQUE! Il est donc partout!
Certaines personnes diront alors qu’elles désignaient davantage les substances créées de façon artificielle sous l’appellation “chimique”. Je ne trouve pas ça mieux… Que la substance soit créée par l’homme ou qu’elle soit générée dans la nature, ça revient au même… Dans la mesure où il s’agit de la même molécule et qu’elle n’est pas mélangée avec des produits indésirables lors de sa synthèse, il n’y a aucun problème… Les atomes la composant ne sont pas moins “purs” parce qu’ils n’ont pas été assemblés par Mère Nature (ou Dieu, si vous préférez).

J’ai toujours été désespéré de voir d’aussi faibles réflexions chez certaines personnes. Je tente d’essayer de les comprendre et j’ai l’impression que les gens préfèrent ce genre de réflexions “on the go” parce qu’elles sont faciles d’accès, parce qu’elles permettent de réagir haut et fort et aussi parce qu’elles permettent d’assouvir leur besoin de conspirations. (La société nous a toujours caché le fait que le Coca-Cola était en fait du décapant à peinture mélangé avec de l’eau… Bien sûr.)
De plus, il me semble qu’il est évident que la gélatine, bien qu’elle provienne de la peau et des os de certains animaux, n’est pas faite d’os broyés, mais plutôt par l’extraction de substances contenues dans les os… Et même s’il s’agissait d’os broyés, en quoi cela serait-il dégoûtant? En terme de propreté, je ne vois pas en quoi un os serait pire que de la chair animale… Ah! cette sacrée image mentale… Évidemment, “Des os, c’est dégoûtant!”, puisque c’est ainsi qu’on nous présente l’image d’un os dans les films d’horreur.

Bon, encore une fois, je précise que je n’ai pris ces deux exemples que parce qu’ils étaient faciles d’accès. Je vise davantage toutes les réflexions du genre que les gens font au quotidien, toutes ces conneries que les gens font sans même se rendre compte de leur ridicule, ces histoires de dédain, de dégoût face à des choses tout à fait normales.
Je pense notamment à ces histoires de poulets piqués aux hormones… Come on… Je suis moi-même fils d’un producteur de poulets et je peux vous assurer que ceux-ci ne sont pas “boostés” à l’aide d’hormones de croissance.
D’ailleurs, je vous pose la question : Et même si c’était le cas? Serait-ce mal? Qu’est-ce que vous connaissez aux hormones de poulet? Que savez-vous au sujet de leurs effets sur l’humain? Absolument rien, pour la grande majorité.

Ce qui m’énerve n’est pas le fait que les gens se trompent, au contraire; je crois qu’il est normal de se tromper et ce, de façon très fréquente et sur une multitude de sujets! Mais ce que je condamne, c’est plutôt la réaction impulsive de dégoût que ces gens exercent et qui les coupe automatiquement de toute forme de “prise de recul” qui leur permettrait d’analyser la situation. C’est comme si, après avoir ressenti du dégoût (ou toute autre forme de réaction vive et spontanée) face à une histoire, celle-ci devenait alors une affaire classée et qu’il n’était plus nécessaire d’y réfléchir… Ah!

Fin du chialage —

P.S : Si vous connaissez une recette de jujubes ou en avez trouvé une sur le net, n’hésitez pas à m’en faire part.

Edit : J’ai trouvé une page web assez……..intéressante au sujet du Coca-Cola : http://les3menageres.joueb.com/news/coca-cola .

Voici un autre site assez amusant : http://forum.doctissimo.fr/nutrition/alimentation-sante/caoutchouc-dans-bonbons-sujet_149753_1.htm

Alexandreduf Révolution/Chialage

Un vidéo qui se doit d’être vu…

octobre 21st, 2008

Wow! Je suis fasciné par ce vidéo!

Alexandreduf Trouvailles , ,

Nouveau serveur

octobre 21st, 2008

Le serveur JDHosts étant maintenant mort (Merci à Joël pour cet hégergement gratuit!), mon site est maintenant hébergé sur le serveur de Forost.net!

Mon blog est donc de retour.

Alexandreduf Non classé